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Portrait

SANTE

PEU D'APPELES, BEAUCOUP D'ELUS

Les nouveaux diplômés dans les formations de santé au niveau tertiaire rencontrent peu de difficultés à s’insérer dans le marché du travail. Les médecins et les infirmiers sont les plus recherchés.

En termes d’emploi, le secteur de la santé ne connaît pas la crise. Que l’on parle des soins, des assurances ou encore de la pharmacie, le domaine est placé sous le signe de la croissance. Une augmentation exponentielle qui ne suffit pas à contrecarrer l’importante pénurie qui s’annonce, mais qui permet toutefois aux jeunes diplômés de facilement s’intégrer dans le marché du travail. Ainsi, entre 2001 et 2008, le domaine a vu ses emplois croître de 2,6% par an, représentant près de 13,5% de l’emploi total en Suisse. Une tendance qui se confirme lorsqu’on analyse les statistiques de 2011, année durant laquelle quelque 560 000 personnes étaient actives au sein des professions de la santé humaine et de l’action sociale ainsi que dans l’industrie pharmaceutique. Dans ce tableau, les hôpitaux, les institutions médicosociales et le secteur ambulatoire se dessinent comme les trois piliers du système de santé pour l’embauche, suivis par l’industrie pharmaceutique et médicotechnique. L’assurance accidents et les caisses maladie démontrent une progression plus modeste. A noter que la densité d’emploi dans les hôpitaux est la plus forte dans le nord-ouest de la Suisse et la plus basse en Suisse centrale. Quant à la région lémanique, elle se démarque par la meilleure densité d’emploi dans le secteur ambulatoire sur le plan national et la plus faible dans les institutions médicosociales.

Offrant de nombreuses possibilités de se former au niveau tertiaire (études de médecine, de pharmacie, mais aussi bachelor en thérapie psychomotrice, technique en radiologie médicale, physiothérapie, sage-femme, nutrition, ergothérapie et, enfin, en soins infirmiers – où il est possible de faire un bachelor, master et doctorat), le domaine se caractérise par une certaine disparité aux yeux des employeurs, bien que toutes les branches de la santé soient touchées par une pénurie structurelle. En tête des demandes: les infirmiers et les médecins assistants. «Les soins infirmiers occupent la grande majorité de notre activité, constate Dominique Catteau, responsable du secteur santé pour Adecco. Les domaines les plus recherchés sont ceux du bloc opératoire, viennent ensuite les spécialisations en soins intensifs et en urgence pédiatrique. En outre, depuis trois ans, nous constatons une forte hausse des demandes pour la gériatrie, la psychiatrie et les soins à domicile.»

Le domaine paramédical propose moins d’offres d’emploi, vu la plus grande stabilité régnant dans ce secteur. Malgré cela, la physiothérapie et l’ergothérapie font l’objet de nombreuses demandes, contrairement à la logopédie ou aux spécialités en thérapies psychomotrices.

Quant aux salaires, toutes les professions de la santé sont en principe régies par des conventions collectives de travail différentes selon les cantons. Ainsi, dans le canton de Vaud par exemple, des infirmiers HES peuvent gagner mensuellement entre 5000 et 8700 francs en fonction de leur formation et de leur expérience. Alors qu’un pharmacien possédant un titre universitaire touchera entre 6200 et 10 500 francs. Les médecins assistants gagnent environ 75 000 francs annuellement la première année.

LES DIPLOMES LES PLUS RECHERCHÉS

Master en médecine. Bachelor et master en soins infirmiers. Bachelor de sage-femme. Bachelor en physiothérapie. Bachelor en ergothérapie. Bachelor en technique en radiologie médicale. Bachelor et master en pharmacie.

 

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